AutoCAD reste le socle sur lequel s'appuient la plupart des logiciels métier de topographie francophones, Covadis en tête. Avant de se lancer dans le calcul de projets routiers ou de plans de bornage, il faut maîtriser un socle de bases AutoCAD — voici, dans l'ordre, ce qu'il faut apprendre en premier.
1. Se repérer dans l'interface
L'espace de travail "Dessin et annotation" est le plus adapté au démarrage. Trois zones à connaître par cœur : la ligne de commande (en bas, pour taper les commandes au clavier — plus rapide que la souris une fois maîtrisée), le gestionnaire de calques, et la barre d'état (qui contrôle l'accrochage aux objets, indispensable en topographie pour pointer exactement un sommet).
2. Organiser son dessin avec les calques
Un plan topographique propre repose sur une structure de calques rigoureuse : un calque par type d'objet (limites, bâti, voirie, points, texte, cotation). C'est ce qui permet ensuite d'activer/désactiver des couches d'information à la demande, et de produire des extractions DXF propres pour d'autres logiciels (Covadis, QGIS).
- Nommer les calques de façon cohérente dès le premier projet (ex. TOPO-LIMITES, TOPO-BATI, TOPO-COTES)
- Ne jamais dessiner sur le calque "0" par défaut
- Attribuer une couleur et un type de ligne par calque pour une lecture immédiate
3. Les commandes de dessin indispensables
LIGNE, POLYLIGNE, CERCLE et DECALER suffisent à produire l'essentiel d'un plan topographique. La commande DECALER (offset) est particulièrement utilisée pour représenter l'emprise d'une voie ou d'un fossé à partir d'un axe déjà tracé.
4. La cotation, essentielle en topographie
Un plan sans cotes n'est pas exploitable sur le terrain. AutoCAD permet de créer des styles de cotation personnalisés (précision, taille de texte, unités) — à définir une bonne fois pour toutes en début de projet plutôt que de coter au hasard puis de tout corriger.
5. Exporter et échanger : le format DXF
Le DXF est le format d'échange universel entre AutoCAD, Covadis, QGIS et la plupart des logiciels topographiques. Fichier > Enregistrer sous > choisir DXF, en vérifiant la version compatible avec le logiciel de destination — un mauvais choix de version DXF est la cause la plus fréquente de fichiers qui "ne s'ouvrent pas" chez un confrère ou un client.
6. Passer ensuite à Covadis
Une fois ces bases solides, Covadis s'apprend beaucoup plus vite : il s'appuie entièrement sur les mêmes notions de calques, de polylignes et d'accrochages. C'est pour cette raison que je structure toujours mes formations en commençant par un socle AutoCAD complet avant d'aborder les modules métier.